Jeu de Go

Le jeu de go est un jeu de stratégie, très répandu en Extrême-Orient, qui se joue à deux et qui consiste à former des territoires en posant des pions, ou pierres, sur un plateau. Jeu de stratégie extrêmement élaboré et complexe, moins brutal que les échecs, le go permet de longs et subtils affrontements dans lesquels les joueurs doivent avoir une vision globale, choisir leurs objectifs, faire preuve de patience, de capacité de calcul, d’économie, d’initiative.

plateau de jeu de go

Nombre de joueurs

Deux joueurs s’affrontent lors d’une partie de jeu de Go.

But du jeu

Le but est de marquer plus de points que l’adversaire en créant plus de territoires que lui et en capturant ses pierres. Sur le plateau, ou goban, sont tracées 19 lignes noires horizontales et 19 lignes verticales, qui forment 361 intersections ou points.

goban de 19 x 19

Goban classique 19×19

Règles du jeu de go

Les règles du jeu de go sont extrêmement simples, et contrastent ainsi avec la complexité même du jeu.

Au début du jeu, le goban est vide. Les noirs commencent en posant une pierre sur une des intersections. Chaque joueur pose ensuite une pierre à tour de rôle, en essayant de connecter (de relier) leurs pierres entre elles pour former une chaîne continue entourant des intersections vides, le territoire. Une pierre jouée ne peut pas être déplacée et reste sur le goban jusqu’à la fin de la partie, sauf si elle est capturée et retirée du jeu. Il est plus important de former des territoires et de limiter ceux de l’adversaire que de capturer ses pierres. Une pierre encadrée par quatre pierres adverses est capturée. Lorsqu’un groupe de pierres qui se trouve sur des points adjacents est cerné, il est capturé dans sa totalité. Il est impossible de placer une pierre sur un point complètement cerné, à moins qu’en procédant ainsi cette pierre réalise une prise.

Lorsqu’un point libre est encadré par des pierres d’une même couleur, il porte le nom d’œil. Si un groupe de pierres a deux yeux, il est imprenable. Des pierres groupées mais pas totalement adjacentes contenant des points vides sont vulnérables, car les pierres isolées peuvent être attaquées et capturées.

Il y a seki (impasse) lorsque la situation est bloquée. Cela se produit lorsque des groupes de pierres opposées sont placés de manière à ce qu’aucun joueur ne puisse occuper un point libre sans perdre ses propres pierres. Les pierres resteront telles quelles jusqu’à la fin de la partie et les points libres ne seront pas comptabilisés.

La partie se termine lorsque les joueurs conviennent qu’aucun point supplémentaire ne peut être marqué. À la fin de la partie, toutes les pierres qui restent sur des territoires ennemis sont capturées. Elles sont retirées du goban et conservées par celui qui les a prises. Les points libres d’un seki (situation bloquée) sont recouverts d’une pierre pour ne pas être comptabilisés. Les joueurs se servent pour cela de pierres non utilisées. Pour faciliter le comptage des points, les noirs placent toutes les pierres blanches capturées sur les points libres du territoire blanc ; les blancs font de même avec les pierres noires. Le nombre de points libres dans chaque territoire est alors comptabilisé et le vainqueur est celui qui a le plus grand nombre de points libres sur son territoire. Un système de handicap permet de compenser les différences de force entre joueurs.

Temps de jeu

Le temps d’horloge est modulable. Pour une partie sur 19×19, cela varie généralement entre 45 min et 1h30 par joueur.

Variantes

Le Go unicolore : pour cette variante les deux joueurs prennent chacune des pierres de la même couleur. La partie se joue sur 9×9, 13×13, ou 19×19.

Un peu d’histoire

Go est la traduction japonaise de Wei-ch’i, jeu chinois mentionné pour la première fois vers 625 av. J.-C. Les premiers ouvrages concernant ce jeu ont été écrits sous la dynastie Tang, de 618 à 906. Le jeu prospéra au Japon jusqu’au XVIe siècle, date à laquelle une académie fut créée pour la promotion du go. Des écoles privées s’ouvrirent et, jusqu’en 1600, le go fut une discipline obligatoire de l’académie militaire japonaise. Les maîtres de go bénéficiaient de privilèges à la cour des seigneurs féodaux.

L’académie attribua des « degrés » aux joueurs professionnels, en utilisant le système des dans du judo. L’académie perdura jusqu’en 1868, date à laquelle l’organisation étatique du jeu prit fin. Au XXe siècle, le go a connu un essor spectaculaire ; il existe près de dix millions de pratiquants réguliers au Japon ainsi qu’un grand nombre de joueurs professionnels. Le go est également très pratiqué en Chine et en Corée.

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